«Il faudra assumer», a dit Raymond Domenech mardi soir sans plus de précisions. Sélectionneur en fin de contrat, il dispose en tant que cadre technique d’un contrat à durée indéterminée. Démissionner plutôt que de négocier une inévitable rupture constituerait de sa part une forme de panache bienvenue…


Le sélectionneur pensait sans doute aussi aux joueurs. Mais cela n’a pas grand sens dans leurs cas, dans la mesure où Laurent Blanc prendra les décisions pour eux. Restent les dirigeants… A la suite du dimanche le plus noir du football français, la fédération s’était empressée de publier un communiqué dans lequel elle indiquait que le Conseil Fédéral (le «gouvernement» de la fédération) serait «convoqué immédiatement (…) pour tirer toutes les conséquences de la situation de crise ainsi créée». Des voix s’élèvent déjà pour réclamer une démission en bloc du Conseil Fédéral. Mais deux hommes sont particulièrement dans l’oeil du cyclone: le président Jean-Pierre Escalettes et son vice-président, Noël Le Graët.

Si Le Graët avait été là…

C’est sans doute cruel pour cet homme d’une grande rectitude morale, mais son statut de président suffit à faire d’Escalettes le responsable numéro 1 de ce fiasco. Son incapacité à éviter l’irréparable alors qu’il était sur place, jusque dans le bus de la honte, alourdit en outre considérablement son dossier. Si Le Graët avait été à Knysna dimanche, les choses se seraient probablement déroulées autrement. Mais on ne refait pas l’histoire. Le Guingampais – qui n’a pas souhaité s’exprimer hier – a rendu d’inestimables services au football français. Mais le maintien de Domenech à la tête des Bleus en 2008 était son oeuvre. C’était une victoire qui le liait indéfectiblement au sélectionneur.

Source Le Télegramme